Aucune pénurie de main d’oeuvre avec serveurs à 30$ et femmes de chambre à 20$ de l’heure

Augmenter vos slaaires et vous n'aurez aucune pénurie de main d'oeuvre

Aucune pénurie de main d’oeuvre, c’est possible!

Comme lu sur TVA Nouvelles récemment, un propriétaire d’une petite auberge de Témiscouata-sur-le-Lac dans le Bas-Saint-Laurent paye ses serveurs beaucoup plus cher que la concurrence et ne fait face à aucune pénurie de main d’oeuvre, donc aucun problème à recruter.

Comme nous le disons depuis longtemps, il n’y a pas de pénurie de main d’oeuvre au Québec, que des employeurs chiches. La clé pour les employeurs est d’augmenter les salaires et soyez assurés qu’il y aura des gens qui voudront travailler pour vous qu’il soit de votre ville, d’une autre région ou même d’une autre province ou d’un autre pays.

Dans un contexte où la population du Québec vieillit, il est impossible que l’ensemble des emplois puissent être maintenues au Québec parce que normalement, la demande interne pour des produits et services devraient aller en diminuant avec le vieillissement de la population. C’est ainsi que plusieurs PME sont contraintes à fermer, non pas faute de main d’oeuvre mais surtout par faute de clients. Ces PME sont souvent des restaurants de quartier, des boulangeries de quartiers, des petites boutiques de vêtements de quartier et le tout sans compter la concurrence des PME de quartiers face aux géants de la restauration et des magasins à grandes surfaces.

Dans le cas des PME exportatrices, là c’est autre chose. Il se peut qu’il soit plus difficile à recruter, mais offrez un salaire plus généreux et des gens se déplaceront de villes et de régions pour aller travailler pour vous. Ce phénomène d’offrir un meilleur salaire pourrait même freiner l’exode des jeunes des régions. Cela pourrait aussi faire en sorte que tout à coup des régions du Québec plus éloignées comme l’Abitibi ou la Gaspésie ou la Côte-Nord intéresseront des gens de d’autres régions à vouloir s’y établir et un mouvement migratoire inter-régions pourrait débuter.

Certes l’auberge du Chemin Faisant a un avantage sur ses concurrents, elle peut recruter plus facilement. Bien sûr si elle paie ses employés plus cher, elle doit donc couper dans les bénéfices ou augmenter ses prix.

Mais si la concurrence peine à recruter, vous avez là tout un avantage stratégique. Donc la cconcurrence risque de copier le propriétaire de la petite auberge dont les serveurs font 30$ de l’heure et les femmes de chambre 20$ de l’heure. Si la concurrence copie, la concurrence sera prise avec le même problème de couper dans les bénéfices ou d’augmenter les prix.

Or, ici on parle de la région du Bas-St-Laurent, une région très touristique. Ce n’est pas un prix d’une chambre dans une auberge, à disons 15$ de plus que votre concurrent qui va rebuffer la clientèle.

Monsieur Massey, président de Tourisme Bas-Saint-Laurent et propriétaire de l’auberge du Chemin Faisant a compris que sans ses employés, il n’est rien. C’est pour ça qu’il a décidé de gonfler les salaires et ainsi, il n’a aucun problème à recruter, donc aucune pénurie de main d’oeuvre.

C’est un problème régional de pouvoir trouver facilement de la main d’oeuvre dans l’industrie hôtelière. Augmenter les salaires est une excellente solution et si certains s’entêtent à ne pas le faire, ils devront probablement mettre la clé dans la porte ou offrir un service plus médiocre à leur clientèle. Ce qui est un gros risque à prendre.

Mais attention, on parle ici d’augmenter les salaires par rapport aux concurrents et non d’augmenter les salaires globablement comme le veulent certains syndicats et ainsi fixer le salaire minimum à 15$. 15$, mais pourquoi 15$? Pourquoi pas 20$,30$ ou même ou 50$? Fixer le salaire minimum à 15$ ne va pas permettre d’avoir un avantage concurrentiel pas plus que le fixer à 50$.

Le salaire minimum ne devrait pas être fixé par décret gouvernemental mais par les employeurs Mais ça, c’est un autre débat.

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